Grossesse et maternité
Motifs de cette préoccupation
Selon Jeannette Bougrab, il s’agissait d’ailleurs de la thématique première du rapport, soulevée par le Pr Nisand. La secrétaire d’Etat de la jeunesse trouve inadmissible que les jeunes filles âgées entre 13 et 14 ans soient obnubilées par l’idée de concevoir précocement un enfant. L’acquisition d’une forme d’indépendance se fait graduellement. Elles ne doivent pas se retrouver contraintes de mettre un terme à leurs études, car cela risque certainement de compromettre leur avenir professionnel. Jeannette Bougrab aspire à mieux pour ces jeunes filles.
Manque accru d’information
Mme Bougrab affirme que le manque d’information est plus ressenti dans les quartiers défavorisés où les gestations précoces et les interruptions volontaires de grossesse sont particulièrement en hausse. En général, une adolescente qui devient inquisitrice sur le sujet, consulte un médecin ou un gynécologue, à la demande des parents. Toutefois, la réalité diffère dans les quartiers défavorisés. Bien que théoriquement, l’accès à l’information et aux contraceptifs soient possibles dans les centres de planning familial, les jeunes filles issues des milieux défavorisés n’osent pas y aller, sous peine d’être traitées de «putes» ou d’être agressées.