Grossesse et maternité
Étudier cas par cas
Retourner systématiquement à son domicile avant trois jours révolus pour nouveau-né normal à terme n’est pas recommandé, explique les professeurs Paul Vert et Roger Henrion. Le médecin doit décider de la sortie de maternité en étudiant le cas spécifique de la maman et son enfant, dans la mesure où il n’y a pas de contre-indication sociale ou médicale, chez une femme volontaire et bien informée, en l’absence de l’ordre administratif. L’Académie de médecin souligne également que l’allaitement maternel requiert un accompagnement assidu.
Lors du Congrès annuel de la ‘Pediatric Academic Societies’, des chercheurs de l’Université de Wisconsin ont présenté une étude sur le lien entre l’obésité chez la mère et le retard du développement du cerveau chez l’enfant.
L’étude était portée sur 281 mamans obèses, avec un IMC supérieur à 30. Au travers d’une analyse de sang, il a été prouvé que le niveau de fer chez l’enfant est considérablement réduit chez une maman obèse.
« Chez les femmes non enceintes, l’inflammation associée à l’obésité entrave le transport du fer par l’intestin, ce qui augmente le risque d’anémie en fer. Quand une femme est enceinte, le fer est transféré à travers l’intestin au placenta puisque 50% du fer, nécessaire à la croissance du nourrisson, est pris par l’enfant avant sa naissance ».
Cette carence en fer porte atteinte aux facultés et QI de l’enfant. En cas de carence, bébé a une faible capacité physique, résiste moins aux infections et a tendance à connaitre un poids au dessous de la moyenne.
Pour remédier à cela, une alimentation riche en fer est préconisée chez la femme pendant sa grossesse.
Source : http://www.maxisciences.com/grossesse/obesite-et-grossesse-risque-de-carence-en-fer_mrm72019.html
Pendant l’enfance, bébé est plus apte à contracter des maladies. Devant la sensibilité du nourrisson face aux infections et aux maladies, il convient d’évaluer la douleur de votre enfant afin de la traiter efficacement. Comment protéger bébé de la maladie ? Il est essentiel de décrypter les signes susceptibles d’annoncer que bébé souffre ou est malade.
Décrypter une maladie infantile
Varicelle, rougeole, oreillons, scarlatine, infections urinaires, coqueluche, bronchite, diarrhée, allergies, poussée dentaire, déshydratation, rhume, fièvre : ce sont tous des affections capables de générer un changement psychologique chez bébé et entrainer un changement d’humeur.
Lorsque bébé est malade, il manifeste souvent des signes tels pleurs, nuits blanches, désintérêt soudain aux jeux, manque d’appétit, montée de fièvre. Si vous remarquez que votre enfant n’est pas dans un état normal, favorisez une consultation chez le pédiatre qui pourra, avec précision, établir un diagnostic.
Bébé malade : Gestes à pratiquer dans diverses situations
Rhume et grippe
Pour remédier à ces affections, lavez-vous régulièrement les mains et celles de bébé. Comme bébé a tendance à tout rapporter à la bouche, lavez-bien ses jouets afin d’éviter les bactéries. A savoir qu’un enfant peut transmettre la grippe à 4 autres enfants en moyenne. Assurez-vous que votre nourrisson est placé dans une crèche où règne l’hygiène.
Fièvre
En cas de fièvre, il est conseillé de baigner bébé à l’eau tiède ou ambiante, soit à 2Oc en dessous de la température de votre jeune enfant. En dessous de 6 mois, la paracétamol ou l’aspirine peuvent convenir au nourrisson. Pour ceux supérieur à 6 mois, l’ibuprofène est efficace. Avant toute utilisation, lisez attentivement la notice des médicaments et prenez conseil auprès du pharmacien ou du pédiatre, car la fièvre peut être à l’origine d’autres troubles tels la déshydratation, la diarrhée, le vomissement et les infections.
Enfin, pour éviter un bébé malade, veillez à ce que au respect des vaccins de bébé.
Selon la recommandation de l’Organisation Mondiale de la santé, nourrir son bébé par le lait maternel contribue au bien-être santé de votre enfant. Efficace pour lutter contre les maladies et les infections, les mamans allaitant leurs enfants au sein diminuent chez eux les risques d’allergies. Contrairement au lait de vache, la production du colostrum débute pendant la grossesse et contribue au développement des anticorps.
Certaines mamans ne peuvent pas toujours allaiter bébé au sein en raison d’une montée de lait qui provoque des douleurs et un engorgement aux seins. Ainsi, pour que le nouveau-né continue à profiter du lait maternel, les mamans ont recours à un tire-lait qui permet la conservation du lait maternel.
Comment conserver le lait maternel ?
Plusieurs étapes contribuent à la bonne conservation du lait :
- Nettoyez et stérilisez les accessoires. Rincez le biberon et le tire-lait à l’eau froide puis plongez les dans l’eau chaude,
- Lavez-vous les mains avant de recueillir le lait,
- Si le lait est consommé dans les 6 heures qui suivent, nul besoin de le réfrigérer, gardez-le à une température ambiante n’excédant pas 25oC , dans un récipient fermé, loin du soleil,
- Si le lait est à consommer dans les 48 heures après le recueil du lait, gardez au réfrigérateur à 4Oc
Pour une conservation jusqu’à deux semaines, congelez à -15Oc
Pour une conservation entre trois semaines et quatre mois, congelez le lait à -180C
- Une fois le lait décongelé, consommez dans une durée inférieure à 24 heures.
Conservation lait maternel : Attention aux biberons
Le Ministre de la Santé, Xavier Bertrand a récemment demandé un rapport sur le Bisphénol A, substance toxique présent dans la fabrication des biberons notamment. Cette substance nuirait à la bonne reproduction du fœtus et perturberait la croissance du nouveau-né. Les résultats de cette étude sont prévus pour fin 2011.